Éloge de la participation en bibliothèque… Où il est bon parfois d’entendre les bretons :)

Ce jeudi 19 juillet, suite des « voyages scolaires » pour aller voir chez les autres comment ça marche une médiathèque. Au programme, deux lieux chaudement recommandables : le centre culturel Le Grain de Sel à Séné, dans le Morbihan (une commune du Golfe, qui touche Vannes, et dont la médiathèque offre une vue sur le bras de mer… Idyllique !) et la médiathèque Phileas Phogg de Saint-Aubin-du-Pavail, près de Rennes (une commune de 800 habitants au cadre bucolique, dont la médiathèque est le véritable poumon d’activité). Cette fois, l’enjeu n’est pas spécialement de découvrir un bâtiment ou une architecture mais plutôt de comprendre comment peut fonctionner un lieu sur un mode participatif, impliquant les habitants au maximum. Des habitants qui deviennent à leur tour acteurs et promoteurs de l’établissement et de ce qui s’y raconte.

A Séné comme à Saint-Aubin, l’éducation populaire est une valeur fondatrice : on apprend donc des ressources documentaires qui sont proposées mais aussi des gens qui se rencontrent là et contribuent à l’animation du lieu. On peut dire « crowdsourcing » pour faire bien, à Séné, on parlera volontiers de bibliothèque vivante. C’est ainsi qu’au milieu des notices du catalogue, parmi les derniers Musso et autres livres de Michel Cymes, on va retrouver le profil d’un habitant, qui possède une compétence, un savoir-faire, une passion et souhaite la partager. Le Grain de Sel crée des temps particuliers où ces personnes se rencontrent et proposent un échange de savoirs. Et pour incarner tout cela et le faire fonctionner même en dehors du centre culturel, un réseau social a été mis en place avec la plateforme Steeple, où les habitants peuvent s’inscrire et proposer leurs services. En un an, près de 500 contributeurs ont été dénombrés sur le réseau. Autant de rendez-vous et d’occasions de créer du lien sur la commune, dans une vision large de l’idée de culture. En fait, tout ce qui fait et anime une personne est culture. Et légitime à partager. L’ouverture est ici un choix politique et s’incarne aussi par la gratuité universelle d’accès à l’ensemble des services. En place dans le hall du centre également une zone de gratuité, où les personnes peuvent proposer des objets et livres en dons ; c’est aussi là qu’on retrouve la grainothèque du coin. Et si l’envie prend de boire un café au passage ou de faire réchauffer son repas à midi, la zone de bar ou la terrasse panoramique sont à disposition. Un lieu de vie, on vous dit !

 

Le partage de savoirs s’invite également dans la programmation culturelle du lieu, ainsi le Grain de Sel mobilise les habitants à travers ce qu’ils appellent des GLOP (pour Groupe d’Orientation de La Programmation). Des habitants qui font partie d’un comité de programmation mixte, chargés d’aller voir des artistes et ensuite de défendre leurs choix pour les voir proposer la saison suivante. Et pour ne pas s’arrêter à l’activité sur place au Grain de Sel, des actions hors les murs volontaristes sont mises en place, comme les itinérances de ce vélo électrique avec une charrette pleine de livres, sources d’histoires à raconter, et d’habitants à rencontrer.

 

Le hors-les-murs, c’est aussi un principe à Saint-Aubin-du-Pavail, où la médiathèque implantée dans un espace vert de la commune, semble ne même pas en avoir, de murs, tant elle est perméable à l’activité du village. J’avais entendu parler de longue date de Gildas, le responsable du lieu ; sans le vouloir, il est presque devenu une figure parmi les bibliothécaires 😊 En 2 heures de rencontre avec une élue de la commune et lui, on ne parviendra pas à faire le tour des actions culturelles, concerts, performances artistiques et autres rendez-vous qu’il parvient à organiser depuis près de dix ans. Ici le 3ème lieu n’est vraiment pas une formule vide de sens. La convivialité et la conviction dans un projet commun sont au centre de tout. Avec une équipe de 20 bénévoles et un réseau de personnes ressources qui semble infini, Gildas construit pour de vrai une utopie de bibliothèque, un lieu qu’on voudrait tous connaître à côté de chez soi. Où le dialogue permanent, l’observation des pratiques, la confiance dans les initiatives de chacun sont les vrais moteurs. Et si la bibliothèque peut alors se transformer en un lieu-tout, ce n’est pas un lieu fourre-tout, car ce qui compte c’est le cheminement de chaque projet, le temps passé à réaliser ensemble et les contacts, relations humaines que cela engendre. Gildas nous le dit, des initiatives, des assos sont nées entre les rayonnages de la bibliothèque, d’une rencontre entre usagers qui s’entendent pour démarrer quelque chose ensemble. Cet état d’esprit influe aussi sur la conception, très ouverte, qu’il promeut du bénévolat en bibliothèque. Ainsi, chaque volontaire vient pour faire l’activité de son choix, sur le temps de son choix, du moment que cela contribue à faire vivre la dynamique. Et si c’était ça en fait l’inclusion… ?

 

Une leçon à tirer de tout ça en tout cas, c’est qu’au cœur des projets de Séné et Saint-Aubin, la connaissance des individus est primordiale. La proximité est ici une valeur concrète où l’affect, l’empathie sont des préalables à la mise en œuvre et la pérennisation de projets effectifs. Et il en est ainsi des repair-cafés, des ateliers de couture, des acquisitions confiées à des personnes ressources dont le domaine de compétence croise les besoins de la bibliothèque.

Séné comme Saint-Aubin-du-Pavail sont la preuve qu’une bibliothèque est un projet ancré dans son temps, non pas figé sur des représentations impossibles à bouger mais bien à l’écoute de son environnement. Des lieux et des personnes qui font vivre une culture ouverte, sans injonction et sans carcans. Si si si, ça existe, et c’est tout près de chez nous 🙂

 

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Réaménagement, épisode 1 : l’atelier

Une évidence d’abord : aller à la bibliothèque, c’est se rendre dans un lieu… Si possible un lieu agréable, où l’on est bien accueilli, où l’on trouve ce que l’on cherche… et ce que l’on ne cherche pas 😊 Et tant de choses encore. Aménager cet espace devient vite fondamental et peut se révéler un joyeux casse-tête. Parmi les évolutions prévues pour la bibliothèque actuelle, le réaménagement fait partie des projets importants. Cela permet de réfléchir aux services et à leur accès, et dans une période où l’on prévoit un nouveau bâtiment dans quelques années, c’est aussi un petit tour de chauffe pour identifier les problématiques à ne pas écarter dans cet exercice un peu périlleux.

Le 16 juin, on organise un atelier avec la participation de mes deux collègues Cathia et Laurence et de 5 bénévoles parmi les plus impliqués dans la vie de la bibliothèque, Patricia, Christelle, Anne-Sophie, Sylvie et Samuel.IMG_1907

On commence par identifier ensemble le maximum de services, outils et espaces que l’on souhaiterait voir dans la bibliothèque. Ce qui ne nous plaît plus dans l’aménagement actuel. Les freins à l’utilisation des locaux pour certains de nos usagers. Comment accueillir les plus petits ? Les plus anciens ? Comment fait-on pour que ce soit accessible ?

Une fois ce défrichage réalisé, on passe aux plans ! On sort donc les plans à l’échelle, les briques de lego, les crayons, le scotch et c’est parti pour une bonne heure de bricolage. On essaie de repérer les besoins en rayonnage aussi ; quelle offre documentaire souhaite-t-on proposer aux usagers ? Pendant l’atelier, on s’affaire, on essaie. Un siège par ici, un tapis par là. « Mais on a oublié l’espace pour les documentaires ! comment va-t-on faire tout tenir ? n’oublions pas la zone d’accueil ! »

Que du concret, qui nous permet d’identifier ce qui est vraiment important et là où il va falloir arbitrer, car on ne poussera pas les murs…

Au final, une après-midi riche de réflexion avant la prochaine étape… La synthèse !!

Rendez-vous en septembre pour la proposition d’un plan d’implantation et la préparation du réaménagement pour janvier.

Vive le BIBLIOREMIX !

Au cœur du projet de médiathèque, on retrouve l’envie d’une contribution de la population, d’une construction collective des services à proposer dans ce nouvel équipement. Cela a commencé avec les concertations du printemps 2017 mais loin de se limiter à quelques rencontres inaugurales, le projet doit se développer en permanence en tenant compte de cette dynamique. C’est pourquoi un atelier « BIBLIOREMIX » a été organisé le plus tôt possible en associant des citoyens issus du panel mobilisé au départ.

Oui mais c’est quoi un BIBLIOREMIX… ?

Une recette, une méthode, une animation, … Un peu tout cela à la fois. D’abord, on rassemble un groupe de 15 à 20 personnes aux profils variés autour d’un animateur-facilitateur : ici Benoît Vallauri, directeur du Ti’Lab, laboratoire d’innovation des politiques publiques en Bretagne ainsi que des citoyens aux origines diverses, des bibliothécaires (notamment de la Bibliothèque Départementale, encore eux 😊 mais ils sont incontournables) et des élèves de l’école de design de Nantes. En partant de rien, on s’interroge sous la forme d’un brainstorming sur ce que peut être une bibliothèque, ce qu’on y fait, ce qu’on s’y interdit, ce dont on rêve, ce qu’on en perçoit en termes d’utilité publique, etc… A l’issue de cette réflexion collective intense, le groupe est noyé sous les post-it, qui regorgent d’idées, utilisables ou non. Vient le moment du « tri » et on en vient assez vite à dégager des univers d’idées, des tendances qui vont nous permettre d’affiner la réflexion : s’intéresse-t-on à l’accueil, au jeu, au lien à la nature, à un service de portage etc etc…

Et puis on vote : chacun se positionne sur un univers qui l’intéresse plus particulièrement, cela crée naturellement des groupes et nous voilà en route pour le deuxième temps du REMIX : la création et le prototypage du service. Mais avant cela, il faut recharger les batteries…

Après une petite remise en jambes, on part donc à la recherche du service à créer dans son univers : réflexion sur les besoins et attentes de la population, à quoi cela sert-il ? A qui se destine le service ? De quelles ressources a-t-on besoin ? Alors là ça cogite, ça dessine, ça projette… Et les designers sont d’une grande aide. En quelques minutes, les idées du groupe prennent forme, trois coups de crayon, un croquis, un storyboard.

Les groupes se présentent ensuite leurs idées avant de retourner affiner les projets et les faire pousser sous forme de maquettes de lego et kapla, de bandes dessinées où on retrace un « scénario d’usage », c’est-à-dire le parcours complet d’un usager fictif dans la future médiathèque ou encore de croquis détaillés, accompagnés d’un véritable mode d’emploi. Au final, on découvre :

  • Un espace documentaire ludique en formes de toboggans, piscines à balles et ponts de singe pour accéder aux documents différemment, dans une expérience de jeu
  • Une pièce modulable, utilisables par les usagers eux-mêmes et qui sera propice au développement d’activités autant manuelles que de lecture. Une véranda peut-être
  • Une vision de l’extérieur de la bibliothèque, qui communique par le biais d’une verrière avec les espaces de lecture et permet le déroulement d’activités à l’air libre sans pour autant sortir de la médiathèque elle-même. On y trouve un kiosque à musique, peut-être un jardin partagé

Tout cela est très enthousiasmant ! Y a plus qu’à a priori !

A la fin de la journée, le groupe est épuisé mais l’ambiance au beau fixe. Ce genre de moments est très stimulant. Quant à moi, un peu de travail de synthèse à venir et une présentation détaillée de la méthode et des projets conçus le 26 juin en comité de pilotage. Place au temps politique pour digérer tout ça et essayer d’en retenir le maximum !

Un peu de jardinage…

Faire évoluer les services de la bibliothèque, cela veut dire aussi renouveler l’offre de livres disponible pour les usagers. Dans le jargon, on appelle ça désherber. Pas très joli, mais c’est assez parlant. En gros, retirer les mauvaises herbes pour laisser respirer celles que l’on souhaite voir s’épanouir. Une fois que le terrain est clair, on replante, avec des semailles toutes neuves et de quoi consommer de nouveau.

Si on en entretient régulièrement le jardin, de temps en temps il n’est pas mauvais de retourner la terre un peu radicalement. C’est donc bien ce qu’on a fait le 24 mai dernier avec l’aide des jardiniers de la Bibliothèque Départementale de Loire-Atlantique en retirant environ 2000 livres des rayonnages ; 2000 livres qui avaient largement vécu et trouveront dans quelques temps une deuxième vie.

Après un peu de rangement et quelques courbatures, direction cette même Bibliothèque Départementale à Carquefou deux semaines plus tard pour un renouvellement assez important avec 1200 petits nouveaux, dans la plupart des domaines. A commencer par ce qu’on appelle les documentaires adultes, en gros, tout ce qui ne raconte pas des histoires mais contient des informations, de la géographie au développement personnel, en passant par les arts et les sciences.

Maintenant place au remplacement de la signalétique, tout ce qui permet de se repérer dans les rayons et surtout place au conseil aux usagers. Pas question que tous ces bouquins prennent la poussière.

Work in progress…

Le nez dans le guidon !

Une fois les bagages posés et l’environnement proche découvert, il s’agit de s’y mettre au plus vite. On réalise alors des calendriers à plus ou moins long terme pour tout ce qu’il est nécessaire d’aborder dans cette aventure.

Changer de logiciel, un calendrier ; réaménager la bibliothèque, un calendrier ; renouveler les fonds, un autre calendrier, etc… Sans oublier le plus gros de tous les calendriers, celui qui va nous emmener en 2022, jusqu’à l’ouverture de la médiathèque. Et là, il est important que figurent toutes les étapes d’une construction comme celle-là. Les travaux et l’aménagement bien sûr mais avant cela une période pour choisir l’architecte et le projet qu’il présentera. Et avant cela encore, un temps fondamental d’étude : la programmation. C’est ce laps de temps au cours duquel on doit définir les besoins au plus précis. Que veut-on faire dans ce lieu ? De quelle grandeur sont les espaces créées ? Comment communiquent-ils entre eux? Qui va utiliser le bâtiment et dans quel contexte?… Bref, tout…

Alors ce « programme », dépend intimement de ce  que l’on appelle le projet culturel, et qui détermine le sens que l’on donner à ce service. A qui s’adresse la bibliothèque? Quels en sont les missions prioritaires? Quelles sont les valeurs qu’elle devra porter? Toutes ces questions, que l’on doit partager avec les élus et les habitants de la commune méritent un peu de temps et de recul… Pour alimenter cette réflexion, je réalise un état des lieux et un diagnostic de la situation actuelle. Encore de nouvelles questions…

Qu’est-ce que cela veut dire une bibliothèque en 2022 ? Quels sont les services proposés actuellement aux Sorinières ? Qui sont les habitants des Sorinières également ? Jeunes ? Moins jeunes ? Les personnes qui travaillent sont-elles en activité sur la ville ? Ailleurs ? Et ailleurs justement, que propose-t-on aux citoyens dans les bibliothèques de l’agglomération ? plus loin ? Pour répondre à toutes ces questions, je visite, j’enquête, je croise des statistiques, je m’inspire de bibliothèques qui aujourd’hui font référence pour leurs qualités et leurs caractères innovants. C’est le cas du Puzzle de Thionville par exemple, ou de l’espace Niemeyer au Havre. Ces bibliothèques d’un genre tout nouveau, comme d’autres encore, traineront dans un coin de nos têtes au fur-et-à-mesure des étapes. Et les bonnes idées, on les trouve souvent chez les voisins !

De la démarche de diagnostic aboutit un document présenté aux élus de la commune le 16 mai dernier et pas mal d’informations qui vont se retrouver à la base du projet culturel de la médiathèque. Adapter l’équipement au territoire est une préoccupation constante du projet et pour ce faire, on doit apprendre à le connaître et essayer de se projeter dans son évolution. Le diagnostic aiguille fortement, mais il ne fait pas tout. Place également faite aux rencontres avec les usagers et habitants de la commune.

 

 

C’est comment chez les autres ?

Très tôt, les rencontres s’enchaînent. La rencontre avec mes trois collègues de la bibliothèque dans un premier temps, Laurence, Cathia et Nicole. En fait, il s’agit de retrouvailles en quelque sorte, j’ai été stagiaire aux Sorinières il y a quelques années… Je retrouve donc la bibliothèque, dans les mêmes murs. Mes souvenirs de l’époque sont un peu flous, il faut avouer…

Après les toutes premières semaines passées à découvrir l’environnement, il faut imaginer le calendrier du projet, comprendre les attentes et se projeter. Pour cela, on organise des visites de bibliothèque dans l’agglomération avec le comité de pilotage de la médiathèque (l’ensemble des élus de la commune qui vont suivre le projet de bout en bout). Nous allons ainsi à la rencontre de trois bibliothèques : Orvault, Coueron et Saint-Herblain.

Chacune de ces structures séduit pour une raison ou une autre. La gratuité pour tout le monde à Coueron est un atout important et conduit à une très forte fréquentation de la bibliothèque, en plus de la beauté incroyable de ce lieu, situé en bord de Loire, dans les locaux d’une ancienne usine.Visite 07 04 18 (9) Magnifique!

A Orvault, au-delà de la bibliothèque elle-même, très réussie, c’est le projet culturel et d’animation de la structure qui impressionne. Un dynamisme et une énergie forte qui permet d’associer la population aux animations et faire de ce lieu un vrai lieu de rassemblement et de loisir, ouvert à tous. On nous y parle de l’ouverture le dimanche également… Tiens, tiens … et c’est un moment privilégié où de nombreuses familles viennent. Pas facile cette question… Mais l’ouverture des bibliothèques est au cœur des débats actuels.

Visite 07 04 18 (71)Visite 07 04 18 (54)Visite 07 04 18 (2)

Enfin, à Saint-Herblain, dans la médiathèque Hermeland, rénovée récemment, on y découvre un espace ludique très agréable et une ouverture sur le parc qui rend le lieu particulièrement agréable.

L’accès, l’ouverture large et le lien avec la nature… Mmm, j’ai dans l’idée qu’on va en reparler de tout ça…

 

Avant d’arriver…

Né à Vertou et habitant de l’agglo pendant 30 ans avant un passage en Sarthe, je connais déjà un peu Les Sorinières avant d’arriver. Quelques souvenirs de pongistes également… Aussi, le projet attire très vite mon attention. Après les entretiens avec les élus de la mairie au moment du recrutement à l’automne, je suis au courant des épisodes qui entourent déjà l’histoire de cette médiathèque en devenir. Des concertations ont eu lieu au printemps précédent et il semble qu’une attente existe autour de cet équipement. Entre un « atelier du rêve », la réflexion autour des usages et des visites d’établissements, la réflexion est bien engagée. Atelier citoyen médiathèque (01-03-2017) (27)

Pour moi qui ai accompagné pendant plusieurs années des bibliothèques rurales dans leur développement, contribuer à la création d’un service constitue une jolie opportunité. Et la dimension participative du projet est au cœur des sujets d’actualité dans le monde des bibliothèques. Comment coller au mieux aux besoins des habitants ? Comment associer la population dès la création de la bibliothèque ? Et surtout qu’est-ce que cela veut dire une bibliothèque aujourd’hui ? Ces questions vont, je pense, constituer la ritournelle de ces 4 prochaines années… 😊

J’arrive dans la commune en février, et les premières semaines sont consacrées à la connaissance de ce nouvel environnement : la bibliothèque actuelle, les collègues de la mairie, les élus, et très vite les partenaires de la commune, le réseau de bénévoles, les citoyens associés au projet… Travailler en bibliothèque, c’est d’abord faire de nombreuses rencontres et essayer de faire du lien…